Je m’appelle Songül et je suis marraine depuis 2014

0 Comment
487 Views

Je m’appelle Songül et je suis marraine depuis 2014

En tant que célibataire, j’ai toujours voulu devenir maman d’un orphelin. Donner naissance à un enfant n’était pas une option pour moi à l’époque et il y a déjà tellement d’orphelins sur terre que l’on peut adopter et élever. Après de nombreuses recherches, j’ai constaté que les procédures d’adoption pouvaient prendre jusqu’à 4-5 ans et que c’était un processus long et fastidieux dans lequel je ne voulais pas m’engager. 

A la recherche d’une alternative, j’ai découvert Karama Solidarity. Leur programme de parrainage correspondait parfaitement à ce que je recherchais: aider à améliorer les conditions de vie d’un orphelin et lui octroyer une éducation sans devoir entreprendre de longues procédures. C’était un énorme plus que l’orphelin puisse rester avec sa famille, dans un environnement qui lui est familier.

Mon premier orphelin : Maky

Le premier orphelin que j’ai parrainé s’appelait Maky, 6 ans, et vivait au Mali. Lorsque j’ai reçu des informations sur sa situation et vu sa photo, j’ai immédiatement senti une connexion. J’ai souvent pensé à lui et lui ai écrit une lettre pour son anniversaire. Au bout d’un an, j’ai malheureusement appris qu’il était décédé du paludisme et cette nouvelle m’a frappé très durement.

Envie de faire les choses autrement …

En 2015, j’ai décidé de parrainer un orphelin pour la deuxième fois. Alimatou avait alors 8 ans et vivait avec sa mère, ainsi que 4 autres enfants. En raison de la triste expérience que j’ai vécu avec Maky, je n’ai délibérément pas voulu créer de lien avec Alimatou. Savoir qu’elle sera mieux soignée et qu’elle pourra aller à l’école a suffi à me rendre heureuse. Karama Solidarity m’a envoyé de ses nouvelles chaque année. Depuis 4 ans, j’ai fait ce que font la plupart des parrains et marraines: constater simplement que chaque mois, un montant est prélevé sur mon compte en faveur de cet enfant. Après 4 ans, j’ai ressenti le besoin de la rencontrer et j’ai voulu le faire avec mon mari.

Le début d’une incroyable aventure

Les responsables de Karama Solidarity à Bruxelles m’ont soutenue dans la réalisation de mon rêve et ils ont pris contact avec le coordinateur local au Mali. Le 09/03/2020, j’ai rencontré Alimatou et sa famille au bureau d’Islamic Relief au Mali. Je ne peux toujours pas décrire les sentiments qui m’ont envahi à ce moment-là. Bien que mon mari prétende que j’ai été très spontanée, je suis passée par différentes émotions: admiration, soulagement, amour, confusion, bonheur, sympathie, joie,… et bien plus encore.

Je tiens à remercier tous les employés de Karama Solidarity à Bruxelles et Islamic Relief à Bamako / Mali! Sans leur coopération, leur organisation et leur soutien, je n’aurais pu réaliser mon rêve.

Chacun devrait le faire

Deux mois sont passés depuis ma première rencontre avec Alimatou et je me considère très chanceuse d’avoir pu faire le voyage juste avant l’instauration des mesures globales contre la pandémie de coronavirus. Espérons que le monde redevienne comme avant et que les parrains et marraines qui le souhaitent puissent également rencontrer leurs orphelins. Parce que c’est quelque chose que chacun devrait inclure dans sa liste des « 100 choses à faire avant de quitter le monde »!


Le salon HOPE et ses 200 projets pour changer le monde débarquent à Bruxelles

Après 4 éditions couronnées de succès, réunissant plus de 500...

63.186 bénéficiaires de colis alimentaires

L’année dernière, vous avez permis à plus de 63.000 personnes...